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Les Guerres Ontariennes

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Message par Nashoba le Mer 7 Aoû 2013 - 11:03

Les Guerres Ontariennes


Prologue

«Mon histoire débute en 1608, lors de la fondation de Québec par Samuel de Champlain. À cette époque, c'était le paradis pour les pauvres paysans qu'étaient mes ancêtres. On travaillait dur mais l'effort qu'on y avait mis était dûment payé. Le véritable problème est apparu seulement en 1760. Quand les Français nous ont abandonnés en nous laissant que Montcalm pour se défendre contre Wolfe. Ce fut la victoire des Anglais sur les Français aux plaines d'Abraham à Québec.

Nous fûmes alors isolés à un petit territoire le long des rives du fleuve St-Laurent. Mais, les Anglais n'étaient pas des imbéciles et ce territoire fut élargi lors de l'Acte de Québec. Les Britanniques voulaient nous empêcher de rejoindre nos voisins du Sud dans leur guerre d'indépendance. Dans notre idiotie, nous acceptâmes ce cadeau empoisonné et nous refusâmes, bien évidemment, l'offre des Américains. Contrairement à ce que certains croient, nous ne serions pas devenus citoyens américains pour autant. Pas si on faisait valoir notre point de vue. Peut-être, qu'en 1812, nous aurions dû accepter l'offre de liberté qu'ils nous offraient encore une fois. Tout ce qu'on a fait c'est commémorer notre victoire sur nos trente sous.

Mais, les Britanniques n'avaient pas finis d'essayer de nous assimiler. Ils nous donnèrent de nouveaux voisins, des loyalistes qui ne cherchaient qu'à nous assimiler, eux aussi. Ils fuyaient les États qui les haïssaient tout autant que nous et qui les chassaient de leur territoire. Au moins, nous on n'a pas brûlé et détruit leurs maisons en les menaçants de morts avec toute leur famille.

Mais, le plus gros des problèmes, arriva en 1792, lors de la création du Haut-Canada par l'acte constitutionnel. C'est là que s'explique la nature de la querelle entre les deux plus vieilles provinces canadiennes (même si à cette époque, on était encore des colonies). À l'est, on a des descendants des premiers colons à s'installer en Amérique du Nord, des canadiens-français. À l'ouest on a des loyalistes fidèles à la couronne britannique, des riches marchands farouchement opposés aux canadiens-français et partisans de l'assimilation. Bref, des canadiens-anglais. Donc, à l'est on a le Québec peuplé de francophones catholiques et à l'ouest, l'Ontario, peuplé d'anglophones anglicans.

Bon, j'en viens au fait. En 1837, des partisans et membres du parti Patriote (anciennement Parti canadien), créèrent la Société des Fils de la Liberté en concurrence avec le Doric Club des anglos. C'est la renaissance de cette société que nous représentons et nous servons la même cause que les Patriotes. Quelle cause?

LA LIBERTÉ!

Nous nous donnons comme mission de nous libérer du joug anglophone, nous voulons être libres de faire nos propres choix sans être freiné par un gouvernement fédéral d'anglos! NOUS VOULONS NOTRE LIBERTÉ!

Je m'appelle Jonathan Lavoie et je suis à l'aube de réécrire l'Histoire.»
Le présent récit relatera l'histoire des Guerres Ontariennes, une des guerres les plus meurtrières du Canada qui faisait rage depuis le mois d'avril 2016, un mois plus tôt. Cette guerre est menée par une bande de jeunes Québécois se faisant appelés les Fils de la Liberté. Ils ont ralliés à leur cause plusieurs indépendantistes et ils projettent de libérer la totalité des francophones du Canada en conquérant le pays, ville par ville. Ce groupe d'extrémistes est mené par un jeune homme de 19 ans nommé Jonathan Lavoie. Il soutient que sa cause est aussi juste que n'importe quelle autre révolution.

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Message par Nashoba le Mar 21 Jan 2014 - 22:52


Chapitre 1:

Lavoie arpentait le camp de long en large depuis maintenant une bonne heure. Le camp n'était qu'un simple terrain qu'ils avaient réussis à avoir en banlieue de Montréal. Il envisageait d'acheter un terrain en pleine forêt. En se cotisant tous, ils pourraient bien réussir à avoir quelque chose d'assez grand. Mais, ce n'était pas pour l'argent qu'il s'inquiétait. Non, il s'inquiétait plutôt pour quelque chose d'autre.

Il se demandait, en fait, comment ils feraient pour prendre Montréal. La métropole n’était pas une forteresse, mais c’était un champ de ruines et la diversité culturelle y était très présente et nombre de gens n’appuyaient pas leur révolution. Mais, la majorité des Montréalais étaient des anglos, des fédéralistes. Mais, la mission des néo-Patriotes était de libérer du joug anglophone TOUT les francophones du pays, sans aucune exception. Ils sont partis de Québec pour descendre le fleuve jusqu’à Montréal. La stratégie du jeune homme était simple, il voulait isoler complètement l’Ontario en commençant sa conquête par le Québec, ensuite les Maritimes puis l’Ouest et ainsi de suite.

Le jeune révolutionnaire arrêta ses cents pas et alla s’informer des derniers avancements de la division qu’il avait envoyé en reconnaissance. Olivier, son deuxième lieutenant et ami vint aussitôt à sa rencontre. Il affichait un air grave et Jonathan s’inquiéta aussitôt. Qu’était-il arrivé? Il y avait un seul scénario qui lui venait à l’esprit. La patrouille avait été prise. Il avait envoyé son premier lieutenant et frère cadet, Joey, avec elle. Il avait insisté pour y aller, il avait été le premier à embrasser sa révolution. Et il savait bien qu’il ne dirait rien mais s’il était pris, l’armée anglo ne lui ferait certainement pas grâce et il serait envoyé en prison à Toronto où il ne serait libérer que lorsqu’ils prendraient la ville ce qui risquait de prendre encore du temps. Et peut-être le gouvernement canadien l’enverrait dans une prison américaine afin qu’il y reste. C’était un des pires scénarios qu’il pouvait imaginer. Heureusement, pour lui, Olivier lui annonça quelque chose de complètement différent. Ils avaient un prisonnier! Ou plutôt une prisonnière. Son 2e lieutenant s’éclaircit la voix et commença à lui expliquer comment ils avaient capturés la prisonnière.

-Elle tentait d’entrer dans le camp, mais ce qui est louche, c’est qu’elle n’a même pas essayée d’échapper aux gardes, elle s’est arrêter devant eux et leur a dit qu’elle devait te parler. Naturellement, ils l’ont arrêtée et je leur ai dit de te l’emmener.

Jonathan fixa la jeune femme, elle avait à peu près son âge et elle était belle. Enfin, selon ses propres critères, elle l’était. Cheveux longs frisés noirs-bruns et elle avait les yeux marrons. Elle regardait Olivier et les gardes d’un air de défi mais elle ne le regardait même pas. On aurait dit qu’elle évitait son regard. Jonathan fit signe aux gardes de la relâcher et s’adressa ensuite à Olivier.

-Apporte deux chaises et une table aussi, si t’en trouve une. Ça serait juste plus confortable pour s’accoter les coudes dessus. Amène tout ça dans ma tente et après ça laissez-nous seuls.
Olivier leva la main avec l’intention de protester mais Jonathan l’arrêta d’un regard.

-Elle n’est pas armée que je sache, alors il n’y a aucun risque. Si elle m’attaque, je vous appelle.
Et il amena la prisonnière dans sa tente, où les deux chaises et la table venaient d’être apportées. Il s’assit sur sa chaise à un bout de la table et fit signe à la jeune femme de s’asseoir également. Cette dernière obéit et le dévisagea en silence tout comme le faisait Jonathan. Finalement, le jeune homme décida de briser le silence et parla d’une voix calme et posée :

-Comment t’appelles-tu et qu’est-tu venu faire dans mon camp? Tu n’es certainement pas sans savoir que nous faisons la guerre aux gens de ton espèce avec l’intention de libérer nos semblables.

Il se tut et attendit la réponse de la femme. Cette dernière ne le fit pas attendre longtemps et lui répondit aussitôt après qu’il eut fini de parler. Et sa réponse surprit grandement le jeune chef, il ne s’était pas attendu à une telle réaction et sûrement pas de la part d’une anglophone. Il s’attendait à répéter en anglais parce que les partisans du Doric Club (c’est ainsi qu’ils appelaient l’armée canadienne, le 22e régiment en moins) refusaient souvent de leur répondre quand ils leur parlaient en français. Bref, la prisonnière le regarda droit dans les yeux et répondit à sa question dans un français quand même acceptable.

-Je m’appelle Meenah Carter et je suis venu me joindre à vous. Je sais trop bien ce que mes semblables font subir aux vôtres et c’est pour cette raison que je veux faire partie de votre organisation. Les francophones méritent d’être libres et de ne pas se faire contrôler par mes semblables. Je sais que je suis une anglophone mais j’aimerais bien être un fille de la Liberté. Vous vous êtes trop souvent fait manipulés par ceux que je n’ose même plus appeler mes semblables. Vous avez trop souvent subis les crimes des membres du Doric Club.
Jonathan la regarda d’un air de surprise, se raidit mais après quelques instants, il se détendit. Puis, il se leva et lui tendit la main en signe d’acceptation parmi leur organisation. Il ne savait pas pourquoi il lui faisait aussi facilement confiance, mais quelque chose en lui, le poussait à le faire.

-Enchanté Meenah, bienvenue parmi les Fils de la Liberté, comme tu le sais déjà, je crois, je suis Jonathan, le chef de cette révolution et celui qui t’as emmené à moi est Olivier, mon 2e lieutenant.
Meenah lui sourit puis lui serra la main.

-Merci de m’accepter dans ton organisation, Jonathan. Je suis contente que tu me croies, tu aurais pu me faire mettre en prison en m’accusant de mentir et de vouloir vous espionner. Mais, tu ne l’as pas fait et je t’en suis reconnaissante. Tu as vu que je ne mentais pas et que j’étais sincère.
Jonathan sourit à son tour et en sortant de la tente, il lui lança :

-Je vais te faire préparer une tente et d’ici 15 minutes, tu pourras te reposer, si tu le désire et ensuite tu seras présentée en tant que nouveau membre.

Puis il sortit de la tente et appela Olivier. Puis quand son 2e lieutenant arriva, il lui donna ses instructions.
-À présent, j’aimerais qu’on la considère comme n’importe qui d’autre dans le camp et plus comme une prisonnière. Fait-lui préparer une tente s.v.p. Moi, je vais aller voir si Joey est de retour avec la patrouille.
Et il partit s’informer des derniers développements dans la tente de commandement. La tente de commandement était sa tente également mais pas la même. Il en avait deux, en fait. Une avec une table et des chaises pliantes, ils étaient en campagne et ne pouvaient s’encombrer de trop de choses. Et une autre était vide, il n’y avait qu’un lit pliant avec un sac de couchage. Même s’ils possédaient des véhicules pour se déplacer et transporter leur matériel, ils misaient tous dans la rapidité et la simplicité. Ils n’allaient pas transporter les gros matelas et des lits en bois ou en métal juste pour être confortable. Non, ils ne transportaient que ce qui leur était nécessaire : des vêtements, des lits pliants, des tables et chaises pliantes, des sacs de couchage, leurs armes et leurs munitions. Ils les gardaient dans leurs mains quand ils étaient de garde ou avec la bretelle comme un sac à dos quand ils patrouillaient ou bien dans leur véhicule quand ils étaient en mouvement. Autrement, ils laissaient leur fusils ou leur carabine dans leur tente, les munitions avec. Il ne s’agissait pas que survienne un accident.

En arrivant à la porte du camp, qui n’était entouré que par de simples murs faits de planches de bois, il apprit que la patrouille était arrivée mais que Joey n’était pas avec elle. Il alla voir celui qui avait pris la tête de la patrouille, un certain Maxime.

-Les gardes m’ont appris que Joey n’était pas rentré avec vous. Qu’est-il arrivé?
Maxime parut mal à l’aise de répondre à la question de Jonathan, mais il ne pouvait pas se dérober, c’était son chef et il se devait de répondre.

-Ben, je sais pas trop… Il m’a donné la radio en disant qu’il fallait qu’il fasse quelque chose. Il ne m’a pas dit ce qu’il allait faire. On l’a attendu environ pendant une heure, mais il n’est pas revenu. Alors, j’ai supposé qu’il s’était fait capturé et j’ai donné l’ordre de retourner au camp.

Jonathan soupira lentement, ce n’était pas du genre à Joey de faire ça, mais d’un autre côté, il avait peut-être décidé d’effectuer une mission de repérage plus approfondie de sa propre initiative. Mais, dans ce cas, pourquoi n’avoir rien dit à Maxime? Il n’en savait franchement rien et cet incident était vraiment bizarre. Il chassa temporairement cet événement de ses pensées car il avait quelque chose de plus important à faire. Il se tourna à nouveau vers Maxime et lui dit :

-Bon, comme Joey n’est pas revenu, considérons-le comme capturé et dans ce cas, je suis privé de mon premier lieutenant. Comme il t’a fait confiance pour prendre la patrouille en main, je vais également te faire confiance et te laisser le commandement de ta patrouille. Toi et ta patrouille seront sous les ordres d’Olivier. D’ailleurs, il faudra diviser tout le régiment de Joey entre moi et Olivier. Allez, vous changer et présentez-vous à la place de rassemblement. Et tant que vous y êtes, passer le mot aux autres de s’y présenter aussi. Il s’est passé quelque chose pendant que vous étiez parti. On accueille un nouveau Fils de la Liberté ou plutôt une Fille de la Liberté.

Il partit à rire puis s’éloigna et appela de nouveau Olivier qui devait sérieusement en avoir assez de se faire crier son nom à tout bout de champ. Quand ce dernier arriva, il lui fit part de la situation. Son 2e lieutenant paru pensif puis acquiesça.

-Je m’occupe de passer l’ordre parmi mon régiment, tandis que toi, tu feras pareil dans le tien. Je te rejoins dans ta tente de commandement.

Jonathan acquiesça et appela un de ses hommes à qui, il ordonna de faire passer le mot dans tout le régiment qu’il fallait se rassembler. Puis, il alla rendre visite à Meenah dans sa tente. Elle avait, curieusement, choisie de la faire installer à côté de la sienne. Personne ne lui avait donc dit qu’il gardait cet emplacement vide afin d’y installer, éventuellement, une tente-prison. Mais, il ne s’était jamais résolu à le faire, il préférait envoyer les prisonniers à Québec. À gauche, il y avait sa tente de commandement et à droite, il y avait, maintenant, la tente de Meenah. Il se dit que ça ne devrait pas déranger, puisqu’il ne se résoudrait probablement jamais à installer une tente-prison. Il s’apprêtait à aller à sa tente de commandement, ayant remarqué que Meenah était bien installée, quand cette dernière l’interpella.

-Salut! J’espère que ça ne te dérange pas que j’ai installé ma tente à côté de le tienne parce que ce n’est sûrement pas pour rien que tu gardais la place libre.

Jonathan se tourna vers Meenah puis lui offrit un grand sourire.

-En fait, je voulais installer une tente-prison, mais disons que j’aime pas le fait de garder des prisonniers dans le camp, je les envoie à Québec où ils sont bien traités. Sont sûrement mieux installés que nous vu qu’ils sont installés au château Frontenac. On n’a pas réussi à trouver un endroit assez vaste et plus facile à garder que ça. Bien sûr, quand ils deviendront trop nombreux, ils vont être plus d’un dans les chambres. Mais on ne pourra pas dire que nos prisonniers sont maltraités. Je ne dirais pas la même chose des prisons du Doric Club.

Sur ces mots, son visage s’assombrit en pensant à Joey qui était sûrement dans une de ces prisons. Meenah du le remarquer car elle eut un regard intrigué puis d’une voix inquiète, elle demanda :

-Qu’y a-t-il? Tu m’as l’air soucieux et inquiet. Il est arrivé quelque chose?

Jonathan n’avait jamais pensé qu’elle pourrait s’inquiéter autant pour lui. Il pensait juste qu’elle lui était tout simplement reconnaissante pour l’avoir crue et ne pas l’avoir envoyé en prison en l’accusant de mentir. En fait, il commençait à comprendre qu’elle lui était peut-être plus que reconnaissante. Il commençait à se demander si elle était attirée par lui. Et il se demandait si lui-même n’était pas attiré par elle. Et il trouvait très mignon le fait qu’elle se trompe dans le féminin de certains déterminants. Il soupira longuement avant de lui répondre.

-J’aimerais bien dire que ce n’est rien, mais ce n’est pas rien. Vois-tu, mon premier lieutenant a probablement été capturé par l’ennemi. Il n’est pas revenu avec la patrouille et d’après le rapport que j’ai eu, il a décidé de partir seul, sans aviser personne de ses plans et ça m’inquiète.

Meenah lui offrit un sourire de compassion et s’approcha doucement de lui. Il ne chercha même pas à se dérober et c’est alors que la jeune femme l’embrassa. Il avait déjà eu quelques petites amies avant qu’il ne se mette à propager ses idées de révolution. Mais, il ressentait quelque chose de plus puissant encore quand Meenah l’embrassa. D’ailleurs, cette dernière lui adressa un sourire moqueur et lui dit.
- Peut-être que ceci te donneras du courage pour les événements à suivre ?

Jonathan répondit à son sourire et l’embrassa à son tour. Puis, il lui fit signe de le suivre afin de se rendre à la tente de commandement.

-Viens, suis-moi, tu dois recevoir un arme afin de pouvoir combattre. Je n’aime pas trop le fait de devoir s’en servir mais si on est rendu là c’est parce qu’on n’a pas le choix. Mais avant, il va falloir que je te présente aux autres, ça ne prendra pas de temps, il fallait faire un rassemblement de toute façon.
Puis ils entrèrent dans la tente où Olivier l’attendait déjà. Il était coutume que Jonathan se rende à la place de rassemblement (une place suffisamment dégagée pour accueillir toute l’armée révolutionnaire) avec ses deux lieutenants, mais comme Joey était manquant, ils ne seraient que deux. Mais, comme ils accueillaient un nouveau membre, ils seraient 3 pour y aller. Habituellement, quand l’armée était rassemblée ainsi, c’était parce que le trio avait une annonce importante à faire ou pour présenter un nouveau membre. Cette fois-ci, c’était les deux. Ils se rendirent donc à la place où les 3 régiments étaient rassemblés. Olivier se plaça aux côtés de Jonathan et ce dernier fit signe à Meenah de faire de même. Il ouvrit la bouche puis s’adressa à ses compagnons.

-Moi et Olivier avons deux nouvelles à vous annoncer. La première étant que nous accueillons parmi nos rangs, un nouveau membre. Elle se nomme Meenah Carter et elle fera partie de mon régiment. Donc, je vous demande à tous de la traiter avec respect et gentillesse. Et la deuxième nouvelle est que suite à la disparition de Joey, nous sommes contraints de dissoudre le 20e régiment et de le diviser entre le 22e et le 24e. Donc voilà, si Joey revient vous ferez de nouveau partie du 20ème, mais pour l’heure vous vous rapporterez à nous deux. Je sais, je vous ai déjà fait des discours plus passionnés et il y en aura d’autres. Mais, les évènements ne s’y prêtent pas.

Après avoir fini son allocution et répondu aux questions de ceux qui en avaient, il retourna à sa tente où il y trouva Meenah qui s’était éclipsée tout de suite après la fin de son discours. Il ne fut pas surpris de la trouver là, même s’il ne s’y attendait pas. Avant qu’il puisse parler, elle ouvrit la bouche et lui dit :
-Commence à t’y habituer dès maintenant, je risque de te rendre visite plus souvent que tu ne le pense.
Jonathan s’asseoya face à elle et afficha un air d’intrigue. Puis Meenah répondit à sa question silencieuse :
-Je suis juste venu discuter avec toi. Je veux mieux te connaitre parce que je ne connais presque rien de toi. Je veux savoir qu’est-ce qui t’as poussé à faire la révolution et à recréer les Fils de la Liberté. J’ai envie de savoir pourquoi tant de gens ont embrassés ta cause. Tout ce que je sais de toi, c’est ton nom et que tu tiens beaucoup à cette cause et que tu serais sûrement prêt à mourir pour elle.
À ces mots, Jonathan éclata de rire.

-Tu as parfaitement raison, je donnerais ma vie pour les Fils de la Liberté. Puisque tu veux mieux me connaitre, aussi bien, commencer par le début. Je suis né dans un petit village du fin fond de la Gaspésie, il ne servirait à rien que je te dise le nom, ça ne t’aiderais pas plus à le situer. Mon père était sans-emploi après que l’usine où il travaillait ait fermée sans raison valable. On s’est retrouvé à vivre sur le bien-être, mais il fallait tout de même se serrer la ceinture parce que ce n’était pas facile pour mon père d’élever deux fils avec seulement l’argent qu’ils recevaient du gouvernement à chaque mois. Ma mère est morte quand je n’avais que 5 ans. Joey était mon frère cadet, c’est celui qui a souffert le plus de la mort de notre mère, je crois. Quand je fus en âge de travailler, j’ai décidé d’aider mon père à nous faire vivre tous les trois. Mais quand, j’eu 16 ans, il mourut d’un cancer et je me retrouvai seul avec mon frère de 14 ans. J’ai donc décidé de quitter la Gaspésie, afin d’entamer des études afin d’avoir un travail mieux payé. Nous avons donc déménagé à Québec. Mais, je n’avais pas d’argent pour aller vivre ailleurs, on se retrouva donc dans la rue. Heureusement, on n’eut pas à vivre longtemps comme ça, on trouva très vite une personne assez gentille pour nous héberger chez elle. C’est quand j’eu 17 ans, qu’une idée germa dans mon esprit. J’avais toujours été contre les traitements que nous faisaient subir les anglophones, mais je n’avais jamais réfléchi avant à me révolter. Restait juste à trouver comment faire pour se révolter. Je parlai donc de mon idée à Joey, et ensemble on réussit à trouver une solution à ça. Pendant 1 an, nous nous avons fait des contacts et parler de notre cause à tous ceux qui nous paraissaient de confiance. C’est ainsi que nous avons réussi à créer Les Fils de la Liberté.

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