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Tels des bêtes de scène (Denden)[terminé]

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Message par Aitbrynk le Mar 3 Jan 2012 - 23:16

Ayant repris son souffle, Aitbrynk s’appliqua à étirer ses bras et à faire joyeusement craquer ses articulations au fur et à mesure. Ce n’était pas tellement voulu, mais ça avait l’avantage de soulager un peu. Il se contenta de répondre au quolibet lancé par Hayden par un léger rire. Oui, bon, il était au courant du fait qu’il n’était pas tellement plus jeune, mais il ne releva pas. Ce n’était qu’un détail, et les détails, ce n’est pas important quand ça ne joue pas dans le bon sens. S’il ne pouvait plus rire de chaque aspect de la personne de son ami, quoi ou plutôt de qui allait-il pouvoir se payer la tête ?

Il accueillit la réponse d’Hayden avec un sourcillement bien mérité. Une belle orchidée… ouais, bien sûr, ça sautait aux yeux voyons ! Le jeune homme se croisa les bras en réfléchissant. Bon… déjà, une orchidée, c’était une fleur. Voilà qui n’était pas très révélateur. Par contre, eut-il le bon sens de se souvenir, les orchidées étaient roses… et à part le fait que le rose était considéré comme la couleur féminine par excellence, il y avait deux personnes qui pouvaient bien cadrer de par la couleur de leurs cheveux.

Option numéro un : Gaelle. Il ne l’avait pas beaucoup vue dernièrement, mais il n’avait pas remarqué de changement manifeste dans son comportement, outre le fait qu’elle ne semblait pas dans son assiette. L’amour naissant avait beau faire des choses étranges aux êtres humains, il était rare qu’on les voit tentant de dissimuler ce qui semblait être de la peine derrière un renfermement…

... ce qui le menait à l’option numéro deux : Myria. Il eut le souvenir furtif d’une nuit passée à faire des pâtisseries dans les cuisines. Un large sourire vint se planter entre ses deux joues.

- C’est rendu grave, ton amour pour les plantes, fit-il en haussant un sourcil moqueur. Faudrait peut-être que tu songes à en parler…

Jugeant qu’il s’était suffisamment moqué de son meilleur ami aujourd’hui, il corrigea cependant vite le tir.

- Oh, ne t'inquiète pas, je ne suis pas atteint à ce point, rigola-t-il en décroisant les bras. Donc, si mes déductions sont exactes, il ne serait pas faux d'affirmer que tu aies eu peur qu'elle entende notre petite conversation télépathique des cuisines... ?

Il prit un air de détective ayant mis le doigt sur une piste en attendant de voir ce qu'Hayden dirait de son raisonnement infaillible.


Dernière édition par Aitbrynk le Mer 4 Jan 2012 - 23:53, édité 1 fois

Aitbrynk
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Message par Hayden le Mer 4 Jan 2012 - 22:13

Fantastique, fantastique, ah oui c’est fantastique, fantastique, ah oui l’amour est fantastique se soir. Une petite chanson sortant de mon cru que je la chantais assez régulièrement et surtout en riant que j’avais pu sortir une telle affaire dans ma tête. Créer une chanson sans même avoir d’instrument, j’étais bien étrange. Je devrais cesser d’être sur mon nuage pour redescendre sur terre car même moi je me dis que ça n’allait autant pas bien ma santé pour ainsi réussir à battre Aitbrynk.

Je surveillais l’expression de Tinou. Je lui avais quand même donnée une sacrée bonne indice et surtout avant la télépathie de tantôt, ça sautait presque aux yeux. J’aimais bien le sourcillement du blondinet. Il réfléchissait en se croisant les bras, il cherchait réellement.

Pourquoi j’avais dit une belle orchidée? Je pourrais lui dire que c’était une divinité, mais je ne voulais pas offenser les dieux qu’ils étaient moins divins que ma belle orchidée. C’était que je commençais à aller un peu loin, mais pour le compliment, les fleurs étaient toutes très belles. Je préférais de loin l’orchidée. Elle était si jolie, si gracieuse tout comme Myria. La magnifique Myria avait refusé l’ordre des chevaliers d’Émeraude pour aller en tant que pâtissière. Une de mes amies d’enfances que je ne voulais pas la perdre. C’était aussi l’une des personnes que je ne voulais surtout pas la perdre.

Mon amour des plantes commençaient à être douteux? Non pas tellement. Tant qu’il ne me voit pas parler à des plantes. Je me disais aussi qu’il ne pouvait pas comprendre ce que j’avais en ce moment. Si je pouvais je pourrais échanger mon corps avec lui et il subirait ce que je subissais à chaque fois. Des voix qui ne cessaient jamais de jacasser. Même si je refermais mon esprit, je ne pourrais pas entendre ce qu’il arriverait si on m’appelait par les penser. Oui ça me donnait des mal de crâne, mais il fallait absolument que j’endure. Ou seulement la nuit je me repose en discutant tranquillement évitant aux plantes de me parler en même temps toute la journée.

« Non si j‘en parles on va me trouver plus cingler que d‘autre chose.» lui répondais-je à sa petite blague que je souriais.

Aitbrynk et les blagues. Il fallait toujours s’y attendre surtout avec moi. Il se moque de toi avec une politesse sauf quand c’est moi, il va quand même assez fort, mais ça finissait en bagarre et après, on rigolait et rigolait. Ouais, je m’ennuyais du bon vieux temps en ce moment. Quand on avait pas des droits et quand on ne pouvait tout simplement pas vraiment te juger parce que tu es trop jeune. Qu’on ne voyait qu’une tête noire et blonde se battre régulièrement pour des conneries comme telles. Je m’ennuyais et le pire ça faisait de lui mon meilleur ami.

Je sourcillais également en perdant un peu mon sourire avant de baisser la tête et de secouer. Je me sentais gêné. Ça se voyait tant que cela? Sinon, il était drôlement fort perspicace. Je le regardais d’un sourire heureux, j’étais content qu’il soit là, ça me faisait du bien que la bande que j’avais maintenant. Disons que je ne m’entendais pas aussi bien que le précédent. J’avais un accro au lait et un accro à la palefrenière pendant que Sheeta, je ne lui adressais presque pas la parole car je ne la croise plus ou moins et Gaelle, elle avait l’air étrange ces derniers temps.

« Effectivement, j‘ai eu peur qu‘elle s‘aperçoit que tu parlais d‘elle.»

Puis je m’approchais brusquement.

« Et toi, mon tinou, tu as une jolie jeune femme en vue?» lui demandais-je très curieux.

Hayden
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Message par Aitbrynk le Jeu 5 Jan 2012 - 0:48

Aitbrynk eut un petit sourire en coin. Il avait mis dans le mille ! Voilà qui était flatteur pour ses talents de détective, mais ça s’arrêtait là. Hayden avait l’air franchement gêné et il avait comme principe de ne pas poser de question quand ses interlocuteurs lui faisaient sentir qu’ils ne voulaient pas être questionnés.

- Désolé, dit-il sincèrement et sans rire, je n’avais vraiment pas pensé à l’éventualité que les facteurs « elle est au courant » et « elle peut entendre la conversation » puissent être combinés.

Cependant, le simple fait qu’Hayden soit gêné à ce sujet le surprenait un peu. Après tout, s’il y avait bien quelqu’un qui méritait le titre de don Juan au château, c’était bien lui… À le voir aller, on avait tendance à se dire qu’il devait y avoir quelque chose dans son aura qui activait les glandes salivaires des femmes. Ça en venait presque drôle de compter celles qui se tournaient sur son chemin sans pour autant le connaître…

Il était sur le point de faire une remarque sur le sujet –comme quoi Hayden ne devrait pas trop s’inquiéter des chances que cet intérêt soit réciproque- lorsqu’il se fit complètement couper l’herbe sous le pied. Avait-il une femme en vue ? Le jeune homme resta un bref instant la bouche entrouverte comme s’il allait dire quelque chose puis la referma pour repartir mentalement à zéro.

- Non. Réponse automatique accompagnée d’un sourire creux qui l’était tout autant.

Bien sûr. La réponse était non, ça allait de soi… alors pourquoi, pourquoi diable avait-il, même un bref instant, entrevu la possibilité de répondre autre chose ? La question lui posait problème. C’était idiot. Il savait bien ce qu’il ressentait, quand même… non ? Ce n’était pas comme ça, au beau milieu d’une conversation, qu’il réaliserait soudainement que malgré tout, il éprouvait une certaine attirance –quoiqu’inoffensive et totalement anodine, plaida-t-il férocement- envers une certaine personne alors qu’il ne devrait pas…

Ça ne pouvait pas… il ne pouvait quand même pas… Aitbrynk chassa résolument de ses pensées un visage qui n’aurait jamais dû s’y retrouver de toute façon. Du moins, pas en ces circonstances. En se rendant compte que, franchement, il devait avoir l’air un peu troublé en ce moment, il sauta sur la première occasion de se tirer de ce bourbier.

- Mais non, voyons, sinon ça paraîtrait à dix lieues à la ronde. Tu me connais…

Se tirer du bourbier ou s’y enfoncer, ça restait encore à déterminer…
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Message par Hayden le Jeu 5 Jan 2012 - 23:03

Je n’aimais pas qu’on me parle de mes relations amoureuses, en fait, de mes conquêtes involontaires. Tinou riait de moi car je suis et je serai toujours un Don juan sans même le savoir. Cependant, je me trouvais plutôt un Roméo qui voulait plus que tout une Juliette. Je l’avais trouvé parmi les brebis, parmi les pissenlits, oui, elle, l’orchidée que je parlais, dans un champs jaune éclatant. La seule fleur violette qui risquait de se faner à cause de ces mauvaises herbes. Elle se risquait de ce faire piétiner par les bêtes, sans défense qu’elle était.

Alors, je n’aimais parler de mes pseudos conquêtes. Ça me gênait terriblement et surtout avec Aitbrynk... Il avait toujours cette manie de me mettre dans l’embarras. Son sourire qui voulait tout dire. Son sourire qui disait: « Bravo mon homme!» avec dix milliards de clin d’oeil qui me faisait rendre fou à chaque fois. De plus, j’avais l’impression qui riait de moi. De ma situation quand je marchais dans la rue. Il riait de moi car je faisais tourner les têtes et ça me dérangeait quelque peu. Non, mais quand c’était rendu que je ne pouvais même plus aller en public sans même me faire sauter dessus littéralement. Donc pour me venger, je lui posais la même question que j’avais modifié purement de mon cru. Est-ce qu’il avait une femme en vue? D’après ses réactions, il me cachait quelque chose. OH LE TORRIEUX!

« Ouais, mais tu me caches quelque chose Tinou.»

C’était vraiment bizarre qu’il ouvrait sa bouche pour ensuite la refermer aussitôt. C’était comme s’il hésitait à parler comme s’il s’était senti sa propre haleine et que sa sentait le putois. Non, il ne sentait pas, loin de là! Il sentait bon malgré que je ne voulais pas sentir son haleine franchement. Bon, ok, les sueurs qu’on avait eu ne nous aidait pas à sentir la rose, mais c’était l’odeur d’un homme. Une odeur virile qu’on pouvait sentir entre gars avant de se pouponner pour les demoiselles.

« Aitbrynk, on se connait depuis qu‘on est des gamins. Tu as jamais hésité à parler de cette façon quand tu me répondais.» Lui disais-je sur un air sérieux en le regardant.

« Tu es mon meilleur ami, mon rival. Tu as quelque chose à cacher et je le sens jusqu‘à mes narines bon sang!»

Je m’en allais dire: «tu sens les cachoteries et j‘aime pas, crache ton foutu morceau!» Quand même, un peu de sérieux. Malgré que j’avais rigolé à ma dernière phrase. S’il voulait me cacher toujours quelque chose j’allais lui tirer les vers du nez. Je vous le dis, ça pourrait aller fort.

Le pire dans tout ça. Je le côtoyais plus vraiment. Aitbrynk n’avait pas changé, son attitude, son comportement envers moi rien n’avait changé. Ça me faisait retourner radicalement dans le passé. J’imaginais encore une tête blonde et noire se battre pour des conneries. C’était le bon vieux temps.
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Message par Aitbrynk le Dim 8 Jan 2012 - 0:03

Le jeune homme cligna bêtement des yeux et recula un peu par réflexe défensif. L’insistance de son ami le mettait sérieusement mal à l’aise. Que voulait-il qu’il lui dise, exactement ? Et puis, devoir regarder Hayden en pleine face de si près en lui mentant, ça devenait beaucoup pour lui…

En proie à une grande souffrance mentale, Aitbrynk s’écrasa une main dans le visage et piqua un fard. Non, non, non ! Pas mentir, franchement ! Il n’avait pas besoin de mentir parce que ce qu’il disait était vrai, il n’avait aucune femme en vue, c’était absurde ! Pourtant, quelque part au fond de ses pensées, une paire d’yeux rouges le regardait d’un air moqueur.

Se rendant compte du ridicule dans lequel il s’était mis –quand même, rougir comme un imbécile et s’assommer avec sa propre main n’était pas très convaincant comme attitude quand on essayait de convaincre qu’on n’avait rien à cacher-, il croisa les bras avec humeur.

- Je n’ai rien à cacher, marmonna-t-il finalement en évitant le regard d’Hayden. Je n’ai personne en vue. Vraiment.

Dans le fond, se dit-il, c’était faux. Il avait beau essayer de se le dire dans la langue qu’il voulait, il devait admettre que cette Britany… ne le laissait pas complètement indifférent. Voire pas indifférent du tout. Là où ça clochait, là où il avait raison de s’y opposer, c’était que ça ne resterait jamais que des arrière-pensées sans répercussions réelles. Il avait déjà eu assez de difficulté à se faire accepter en tant qu’ami, il n’allait pas tout gâcher en se comportant comme le plus sombre des idiots. Il avait simplement voulu l’aider parce que c’était ce qu’on lui avait appris à faire en tant que Chevalier. Et cela resterait ainsi, quelles que soient ses présentes motivations.

Aitbrynk se gratta la nuque en regardant ailleurs. La place était presque déserte, à part quelques roches qui le regardaient de travers et des retardataires qui s’affairaient plus loin, trop loin pour l’entendre lui et Hayden. Il hésita un bref moment. Écouter les autres se confier, il pouvait gérer. C’était quand on inversait les rôles que ça se gâtait… et puis Hayden avait été honnête avec lui. Maintenant, c'était son tour. Il secoua la tête et osa enfin braver le regard on ne peut plus sérieux de son ami.

- … je n’ai personne en vue, mais, euh... ça ne veut pas dire… enfin… Il marqua une pause. Ça dépend de ce que tu veux dire par avoir une femme en vue, mais comme je peux te certifier qu'il ne se passera rien...

Seulement penser à cette éventualité lui donnait des frissons. Pas des frissons d'extase, mais bien de crainte, parce qu'il imaginait on ne peut trop bien les poêles lui siffler aux oreilles...
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Message par Hayden le Ven 13 Jan 2012 - 15:33

D’après les réactions d’Aitbrynk, je savais qu’il se passait quelque chose dans sa vie. Les détournements de regard qu’il faisait quand je le regardais dans les yeux. Le claquement de la main en plein visage de la tête blonde de l’homme de mon meilleur ami, c’était évident qu’il se passait quelque chose. Il avait de la nouveauté et je n’étais pas là pour être témoin, il fallait que je lui tire les vers du nez pour en savoir davantage à son sujet. Car oui, on était désormais des adultes, alors on laissait plus aller la vie de son ami sans que soit présent. Puis quand on se croisait c’était toujours la joie de reconnaitre que l’autre n’avait pas du tout changer et qu’en réalité, il s’était passé quelque chose en ses quelques jours.

Cette tête blonde... Je désirais être plus que tout de retourner dans le passé et de profiter de ma jeunesse plus que possible avec cet ami. De lancer plus des regards encore et toujours complices. De rire à des conneries même avec nos voix qui muent avec l’âge. Je me rappelais toujours cette enfance que nous avons eu. Timide auprès des filles pendant que toutes les filles me regardaient de tout part même à ce jeune âge. J’étais comme un dieu de la beauté, j’étais seulement une bête de scène pour elles, mais elles ne savaient pas que j’étais également un être vivant qui voulait avoir une vie bien normale.

Il n’avait personne en vue cette tête de blond, hein? Il n’avait rien à me cacher. Ces expressions, ce changement soudain de comportement ne me disait tout à fait le contraire. Je le regardais avec un sourire moqueur en secouant la tête négativement. Il ne pouvait rien me cacher. Après tout, je savais que je l’intimidais d’une certaine manière. Il n’avait jamais aimé révéler quoi que ce soit sur sa vie, mais moi, je réussissais. J’avais ces délicieuses victoires que je gardais en moi. Reposant la question à lui, ça lui faisait directement jeter les armes aux sols, c’était automatique.

Puis, je le regardais un peu en me plaçant confortablement à ses côtés. Il cherchait encore quoi dire en tentant de ne plus me regarder. C’était méchant de me mentir de cette façon, alors que tu ne mentais que quand c’était nécessaire. Le pire c’était qu’il n’était pas nécessaire de faire ce comportement. On était presque seul et je surveillais les alentours pour ne pas que personne écoute notre conversation. Bon, c’était simple, on savait tous que j’avais une flamme et que Tinou savait qui s’était.

Et alors ce fut le moment. Qu’il prenait son courage à deux mains et qui se gratte la nuque. Il allait le révéler. L’excitation se sentait dans mes entrailles. Il me regardait alors que je lui souriais de plus belle. Aitbrynk me demandait quel vue que je lui adressais. Je voulais savoir s’il avait une vue sur quelqu’un, mais à date non. Il avait une personne qui ne lui laissait pas indifférent.

Je m’approchais de lui et je lui ébouriffais les cheveux en rigolant.

« Oh, mon Tinou. Je te taquinais en te renvoyant la question, mais je suis bien heureux qu‘il y au moins une personne qui te laisse pas indifférent.»

J’avais une certitude qu’il avait une crainte en lui, mais je ne posais pas de question. J’arrêtais de rigoler et j’allais regarder autour voyant les soldats nous lancer des derniers regards avant de s’en aller pour de bon. Bon, il nous restait que des cailloux avec nous.

« Est-ce que je la connais?» lui demandais-je en déposant mon regard bleu dans son regard bleu.

C’était le destin, je savais! Des âmes soeurs qui s’étaient destinés. Tinou, j’hais en t’aimant en même temps. Finissons nous jours en déconnant et ma vie sera comblée.
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Message par Aitbrynk le Ven 13 Jan 2012 - 20:54

Aitbrynk, ayant du mal à réaliser complètement ce qu'il venait d'avouer, se rabattit sur la contemplation de ses bottes, leur trouvant soudainement un éclat intéressant sous la lueur du soleil de l'après-midi.

Pas d'humeur à rire du tout, il se contenta de lancer un coup d'oeil mauvais à son ami qui lui ébouriffait les cheveux d'un air hilare. Il le taquinait… comment ça, il le taquinait ? Comme dans il aurait pu s'en sortir en répondant innocemment par la négative ? Un étrange mélange de gêne et d'indignation lui monta au visage, lui donnant à peu prêt la couleur d'un homard qu'on aurait oublié dans l'eau bouillante.

Le jeune homme, prit d'envies de meurtre envers lui-même, hésita sérieusement entre la baffe et le grommellement incompréhensible. Comme Hayden ne méritait pas vraiment ne souffrir à cause de ses sentiments, il opta pour le deuxième, sans vraiment savoir ce que ces grognements voulaient dire lui-même : c'était principalement pour afficher son mécontentement par rapport à la situation.

Pourquoi fallait-il que sa vie choisisse ce moment précis pour lui faire réaliser ce genre de choses ? Il ressentit un brin de nostalgie pour l'époque où tout ce qu'Hayden cherchait à lui faire avouer, c'était l'identité de la personne qui avait attaché ses deux bottes ensemble…

- Tu parles d'une plaisanterie… marmonna-t-il.

Il se mit à réfléchir sérieusement à la question d'Hayden. Puisqu'il s'était récemment découvert une flamme pour Myria, c'était à peu près sûr que son ami la visitait régulièrement… Il risquait donc de l'avoir déjà aperçue, mais la connaissait-il ? Aitbrynk supposa que ce n'était pas le cas. Et si ce l'est, pensa-t-il sombrement avec une pointe de culpabilité, faites qu'elle ne partage pas l'opinion féminine générale envers Hayden…

- C'est possible… je ne sais pas trop.

Il se tût, ne sachant pas trop si lui révéler son identité était une bonne idée. Puis il se rappela que lui l'avait fait… et eût une nouvelle fois envie de s'enfouir la tête dans le sol le plus profond possible. Le jeune homme osa enfin braver le regard de son ami à nouveau, se sentant comme un enfant gaffeur qui se faisait tirer des aveux par son professeur.

- Elle… c'est… Il prit son courage à deux mains et réussit à s'en accumuler assez pour avouer dans un marmonnement contraint : Elle s'appelle Britany. Je crois bien qu'elle travaille avec Myria de temps en temps… mais peu importe, comme je disais, parce qu'il ne se passera rien, absolument rien...

Aitbrynk hocha frénétiquement la tête de gauche à droite pour appuyer ses dires.
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Message par Hayden le Mar 17 Jan 2012 - 12:20

C’était merveilleux sa couleur subitement homard qui se donnait après avoir dit que c’était une plaisanterie. Ces yeux bleus avaient soudainement une couleur éclatante. Une belle couleur qui sortait immédiatement quand on rougissait légèrement. C’était si beau, quand c’était Aitbrynk qui rougissait pour quelconque raison. Ça me faisait que je versais des larmes tellement que c’était beau. J’étais ému. Je ne pleurais pas de tristesse, mais bien de la joie. Je pleurais heureux voilà!

Son marmonnement me passait six pieds par dessus la tête. Disons qu’il n’avait pas aimé ma plaisanterie alors que pour moi c’était pour détendre l’atmosphère. Il n’avait pas apprécié à ce que j’ai pu voir. De sa réaction un peu manque de joie et de gêne que je lui procurais. Est-ce que je le mettais dans une sale état pour ainsi dire qu’il avait honte de moi? Il faudrait bien que je lui demande un jour. Un jour qui sait?

Est-ce que je la connaissais? C’était tout ce que je voulais savoir après tout. Si je la connaissais d’une certaine façon, on aurait pu dire qu’elle s’était évanouie comme toutes les autres filles sous ma présence. Sauf si je ne la connaissais pas ce qui était fort probable. Si je ne la connaissais pas, elle avait de forte de chance de tomber amoureuse de Tinou. Pourquoi? Parce que Tinou s’était le Narcisse blond de notre univers et moi j’étais tout simplement son ami. Il était un pur tombeur, mais personne ne le savait. Je vais lui donner un coups de pouce pour l’aider à la conquérir et pousser une famille. Comme ça, je pourrais être oncle d’une certaine manière. Pourquoi il me nommerai oncle? J’étais son meilleur ami qu’il haïssait, après tout! J’avais le droit à ce titre. Puis Tonton Denden, ça fonctionne parfaitement!

C’était possible que je la connaisse, mais il ne savait pas. Une réponse indéterminée, j’avais toujours détesté ça. Tout comme un «je sais pas» ou un « peut-être». C’était oui ou non, pas de juste de milieu qui me permettait de me poser des questions. Je voulais avoir une réponse nette. Comme après, il me disait en prenant son courage - pourquoi il était si gêné à me dire qui il kiffait? - il me disait qu’elle s’appelait Britany. Bon voilà, c’était un début, je ne la connaissais pas. Il continuait en disant qu’elle travaillait possiblement avec Myria. Britany... Hm. J’hésitais, il fallait que je lui demande à quoi elle ressemble, à moins que je lui dise la demoiselle que j’avais dans la tête.

Oh non! Quand on disait qu’on n’allait pas plus loin, ça voulait dire que oui ça allait. Une femme s’était carrément indécise. Si tu étais son ami, tu pouvais avoir des chances qu’elle kiffe sur toi si tu étais son genre. Sérieux! Je parie trente pièces d’or qu’ils allaient finir ensemble. Qui veut parier?

« Mouais... Britany ce n‘est pas celle qui a un genre de ruban dans le visage pour cacher ses yeux?» lui demandais-je en cachant mes yeux et en ouvrant mes doigts pour le regarder.

Je gesticulais beaucoup quand il s’agissait de décrire une personne. Tu me disais qu’elle avait les cheveux bruns et les yeux d’une certaine couleur, je ne trouverai pas. Il fallait qu’on me décrive avec ce qui la détermine unique dans ce monde. Si c’était réellement Britany, elle avait un ruban qui cachait ses yeux. Si on me décrivait par exemple une autre personne comme une petite fille qui travail dans l’écurie, j’allais demander l’excentrique Palefrenière. Il fallait toujours que je trouve l’originalité d’une personne pour faire la comparaison. Tinou s’était le blondinet baveux. Endy s’était l’elfette chasseur. Sheeta s’était la végétarienne car elle n’aimait pas la viande ou sinon la princesse blanche pour donner un surnomme plus sophistiquer. Thrain s’était le chaton ou je disais celui qui était roux. Gaelle s’était la petite princesse rose. Après tout il fallait que je donnes un beau surnom à les dames. Myria? La princesse rose sucrée. Britany on pourrait lui donner: la princesse aveugle depuis le temps.

Puis je faisais un sourire mesquin à Aitbrynk.

« Hm... Si tu es déjà passé à l‘étape d‘amitié avec elle, je dirais pas de dire une pareil chose que ça irait pas plus loin car vois-tu...»

Je m’approchais de lui pour le prendre par les épaules.

« Les émotions sont vivantes, ça évoluent sans arrêt. Donc en gros, tu kiffes sur elle, mais elle te fait pas sentir que c‘est réciproque si je dois comprendre ta situation de cette façonlui disais-je en ébouriffant encore les cheveux.

Roh la la, par ma faute il était tout décoiffé. Bref, je m’en foutais, j’allais lui donner un cours sur charmer une dame. Je l’appellerai, le cours de romantisme CI - C étant le chiffre 100 dans les lettres et le I étant le 1 ce qui faisait 101 - c’était merveilleux, j’imagine que partout à travers le monde tout le monde viendrait à mon cours pour savoir séduire une femme. Et je serai le plus populaire au monde! Ou dans le fond le Don juan des femmes comme disent certain alors que je n’étais pas coureur de jupons.
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Message par Aitbrynk le Mar 17 Jan 2012 - 16:22

Aitbrynk regarda son ami faire des simagrées d’un air dubitatif, ses joues reprenant lentement une couleur acceptable. C’était une façon comme une autre de la décrire, mais il n’avait vraiment pas besoin de se faire faire des coucous pour comprendre ce qu’Hayden voulait dire… mais qu’importe vraiment. On finissait par s’habituer à ses tendances à gesticuler, et puis c’était ce qui faisait son charme, n’est-ce pas ?

- Euh… oui, c’est bien elle, confirma-t-il en opinant du chef. Mais il me semble bien qu’elle ait arrêté de se voiler les yeux depuis.

Le sourire mesquin d’Hayden ne lui disait rien qui vaille. Il se souvenait d’une fois qu’il l’avait affiché, alors qu’ils étaient Écuyers, avant de le pousser dans le dos pour le forcer à aller parler à une fille qui, apparemment, le trouvait à son goût… Le pauvre n’avait jamais su si Hayden s’était trompé ou s’il avait fait une gourde –le fait qu’il regardait obstinément ses pieds et ne savait même pas qui elle était n’avait pas dû aider, après mure réflexion-, mais ça s’était mal fini. Mal fini pour lui, en tout cas.

Le jeune homme resta obstinément silencieux alors que son meilleur ami le secouait comme un pommier, comme s’il espérait lui arracher des aveux de la même façon qu’on force les pommes réticentes à tomber de l’arbre… Il se passa machinalement la main dans les cheveux, ne réussit qu’à empirer le désastre qu’Hayden avait causé, ne s’en rendit même pas compte et se rabattit plutôt sur l’ourlet de sa botte qu’il tritura nerveusement.

- Oui… mais non… enfin, ce n’est pas aussi simple qu’un escalier à franchir par étapes, se renfrogna-t-il. Je veux dire… c’est déjà bien qu’elle ait renoncé à vouloir m’attaquer avec sa poêle… et à me traiter d’enquiquineur… et à entrevoir que je ne veux probablement pas lui nuire…

Dit comme ça, on aurait pu croire qu’il était tombé amoureux d’une tueuse en série. Aitbrynk fronça légèrement les sourcils, le regard fixé vers ses bottes. Il consentit finalement à en lâcher l’ourlet pour reporter son regard sur son ami.

- Seulement… comme elle est constamment méfiante… j’ai peur que, peu importe que ce soit réciproque ou non, elle prenne des éventuelles avances comme des idées mal tournées, ou bien qu’elle pense que je cherche une façon de la manipuler pour je-ne-sais-quoi… Et je ne veux pas cela.

Il soupira un peu, loin de partager l’humeur euphorique d’Hayden. Dans le fond, il avait bien fait de s’en tenir à des sentiments purement amicaux, et il aurait dû continuer sur cette même voie. Qu’est-ce qui lui avait pris, aussi…

- Et donc… ça va rester comme c’est maintenant, et c’est pour le mieux. Je n'aurais même pas dû y penser, conclut-il, au moins content d’avoir pu tenir un discours articulé.
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Message par Hayden le Mar 24 Jan 2012 - 14:55

Mes grimaces, mes gestuelles, mes conneries, mes mouvements et/ ou mes simagrées. Je voulais lui faire rire, l’entendre rire et sourire. J’avais toujours aimé l’entendre rire ça me faisait rire aussi. Un contagieux qu’on appelait, mais c’était parce que soit lui ou moi avait dit une bêtise plutôt drôle et que c’était hilarant.

J’étais content que ses rougeurs s’effaçaient de plus en plus, comme ça. Personne n’allait nous poser la question pourquoi que le fameux Aitbrynk avait rougi près d’Hayden qui le rendait plutôt mal à l’aise. Je le mettais plutôt mal à l’aise dans tous les cas, surtout quand il s’agissait de filles. Quand on était écuyer. Il avait vraiment une fille qui regardait que Tinou, je m’étais rendu compte et je l’ai poussé vers elle pour donner cette chance de la vie de se faire une copine, mais... En réalité... Elle regardait que moi car je me tenais souvent avec mon meilleur ami. C’était une erreur monumentale qui avait fait perdre un peu l’estime de soi. Pauvre petit, c’était de ma faute le pire.

Il me disait que la demoiselle avait cessé de l’attaquer avec la poêle à frire. Je prenais un air surpris, un air qui disait: Oh bon sang! Dans ma tête, je me disais que cette fille était une violente. Bon si ça prenait ça pour faire bouger davantage ce petit Aitbrynk. Je lui souhaites tout le bonheur du monde.... Je sentais que cette femme était sado et que mon blondinet soit très masochiste.

«Arf... Là sa bouche un coin...» soupirais-je en murmurant à moi-même.

Plus que je l’écoutais, plus que je croyais que sa demoiselle était une femme terroriste. Une femme amazone qui avait trop de muscle et qui punissait les hommes. Une pure féministe qui ne voulait pas être contrôlée par un homme. Elle voulait peut-être avoir un compagnon avec qui elle se sentirait égal. Britany voulait sans doute être une femme comblée avec qui elle voudrait vivre heureuse et avoir une famille tout en ayant un homme qui la voudrait qu’elle et qu’elle seule. Enfin, je me faisais peut-être des idées, après tout... Je ne la connaissais pas du tout contrairement à Aitbrynk qui la connaissait plus que je ne le pensais.

En gros, elle voulait le bon et non un vulgaire cochon!

Je l’écoutais et je sentais qu’il était malheureux. Désespéré. C’était une pauvre âme abandonnée qui voulait retrouver son chez soi et être de nouveau heureux. Je perdais mon sourire en le voyant comment il agissait. Je faisais un sourire forcé et je lui faisais une accolade avant de me retirer, de le regarder avec un sourire tentant de chercher à le réconforter plus que possible.

« Aitbrynk, si je peux me permettre, elle a peut-être sans doute cette mentalité et cette agressivité parce qu‘elle tente d‘avoir celui qui lui comblera de bonheur.»

Je lui tapotais l’épaule en rigolant un peu.

« Cette fois, je te laisse aller pour ne pas la brusquer comme l‘autre fois, pour ne pas que ça te brise de nouveau. Je trouve que tu te débrouilles assez bien sans moi.» lui révélais-je en toute sincérité.

Je faisais une pause avant de pousser une petite fleur pour pouvoir la prendre et la sentir doucement en regarder mon ami.

« Quand tu seras apte avec des actes d‘amours, le romantisme que je parles, je te l‘enseignerai pour te donner un coups de pouce, tout simplement.»

Puis, j’éclatais soudainement à rire. J’étais pu capable. Je me tenais les côtes en éloignant la fleur de mon visage pour ne pas finir à éternuer. C’était trop hilarant qu’est-ce que j’ai pensé. Je reprenais doucement des respirations pour me calmer.

« Et tu sais quoi...J’ai pensé à ça. Je t‘hais tout en t‘aimant comme ami. Je t’hais parce que tu es plus fort que moi dans le combat. J‘ai cherché dans mon vocabulaire et il n‘avait pas de mot qui jumèle ces deux mots, alors je l’invente: Le verbe Haimer qui fait haïr quelqu’un tout en l’aimant.» finissais-je par encore éclater de rire.
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Message par Aitbrynk le Jeu 26 Jan 2012 - 19:08

Aitbrynk demeura silencieux et presque immobile alors que son ami parlait, se contentant de regarder le sol à quelques mètres devant lui d'une expression fixe alors que son esprit fonctionnait à toute vitesse.

Un observateur attentif pouvait aisément voir que son front se plissait peu à peu au fur et à mesure qu'Hayden lui faisait part de sa théorie. Théorie qui, après tout, se tenait... seulement, le jeune homme ignorait si Britany avait la même attitude méfiante avec tout le monde ou si elle la réservait tout spécialement pour lui. À bien y penser, il opta pour la première option bien qu'elle infirmait un peu les dires de son ami : même en ne l'apercevant qu'à l'autre bout d'une salle ou d'un corridor sans manifester sa présence, il l'avait rarement vu échanger avec les gens autour d'elle plus que le strict minimum. Après tout, réfléchit-il, le supplément de mauvaise foi qu'elle lui avait quelque fois montré venait probablement des circonstances qui entouraient leurs rencontres... et du fait qu'il était un homme. Il se sentait quand même un peu idiot de ne jamais avoir vu la situation sous cet angle, mais c'était probablement parce qu'il n'avait jamais essayé de penser plus loin non plus.

Il eut néanmoins un mince sourire. Au fil du temps, il avait appris à prendre au sérieux les capacités d'Hayden à comprendre les gens en un clin d'oeil. C'était une des nombreuses qualités qui feraient de lui un chef exceptionnel. Et si ce qu'il disait s'avérait bel et bien vrai... peut-être espoir il y aurait... S'interdisant de telles pensées, il secoua la tête puis se retourna vers son ami qui venait de brillamment lui présenter le verbe qu'il venait d'inventer. Il avait beau de pas en avoir l'air du tout, Aitbrynk s'avoua qu'il avait ses moments de génie. Mais seulement des moments, dans des instants d'égarement où son cerveau faisait des siennes...

Un sourire vaguement amusé vint égayer ses traits.

- Tu sais quoi, Hayden... ? demanda-t-il innocemment.

Ne laissant pas le temps à son ami de répondre, il lui agrippa la tête dans un étau impossible et se servit de son autre bras pour ébouriffer minutieusement ses cheveux si soigneusement peignés.

- Si tu avais conscience à quel point je te déteste, tu ne penserais même pas à inclure le mot « aimer » dans ta nouvelle expression.

Il éclata de rire avant de détaler comme un lapin pour éviter d'être victime du possible éclat de colère du grand chef. Il ne s'arrêta que plusieurs mètres plus loin.

- Sachant comme tu es oisif et paresseux, je ne sais pas pour toi... commença-t-il avec un large sourire, mais moi, j'ai certaines obligations qui m'attendent. Alors, si ça ne te dérange pas trop...

Aitbrynk lui fit un gentil signe de la main pour signifier son départ imminent. Ah, comme ce bon vieux Denden lui avait manqué...
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Message par Hayden le Mar 7 Fév 2012 - 17:14

Aitbrynk, tinou... Le plus grand ami que j’avais eu depuis que j’étais à Émeraude. Il était mon meilleur ami et mon rival de ce qui s’agissait de l’escrime. Je l’enviais d’être aussi normal alors que moi j’étais une personne perplexe que toutes les filles tombaient sous mon charme malgré moi. Je voulais être comme lui, je ne voulais plus être unique dans mes origines. Presque la majorité des elfes avaient les cheveux blonds et j’étais dans la minorité avec quelques uns de mes cousins sans doute lointain. Je voulais être unique... De ne plus avoir des oreilles d’elfe et d’être un homme comme Aitbrynk, avoir un rôle plus ordinaire. C’était normal que j’étais tanné de me faire regarder tout bord de côté alors que je n’avais rien fait de si exceptionnel.

Être normal et être en paix. C’était ce que je voulais. Je m’en fichais si ce n’était pas une vie pour un chevalier d’être normal et en paix. Je le savais très bien. On devait tout le temps être à l’affut. De savoir si l’ennemi au delà des océans étaient de retour. Pourtant il n’avait rien. C’était mort! On ne faisait que s’entrainer, dormir et manger. On vivait comme un vulgaire soldat. C’était ce que je n’aimais pas. Je ne voulais pas être un simple soldat car ce n’était pas dans mes aptitudes de me donner des ordres. On me donnait des ordres si nécessaire et ça quand j’étais sérieux car sinon, j’allais me foutre de tout.

Dormir! C’était ce que je voulais. Vivre une vie c’était aussi ce que je voulais. Avoir une belle à mes côtés et des patates à élever. Une famille à pousser, des personnes que j’aimais à chérir. J’avais une partie, mais pas tout. Tout ce que je voulais c’était de les avoirs. C’était une quête pour moi. La quête de ma vie. Fonder une famille et conquérir le coeur d’une femme qui m’aimerait. Maintenant de retour dans la bonne partie de cette histoire.

Aitbrynk avait une tendance de ne pas démontrer ses sentiments à ses amis à ceux qu’il aimait. C’était ce qui me déplaisait chez lui, mais j’étais là aussi pour l’aider. Aitbrynk, une personne que j’aimais avec un H. Il ne m’aimait pas de cette façon et il me faisait dire en me prenant dans ses bras pour m’ébouriffer les cheveux. Je tentais de me débattre en l’écoutant attentivement. Il me détestait? Non bien sûr que non. Il m’appréciait bien trop pour me dire cela d’une manière sérieuse. Même que j’avais raison, il riait avant de me lâcher et de s’en aller comme un vulgaire lapin. Oh non! Il n’allait pas filer comme ça sans que je fasse rien.

« Revient ici vulgaire Lapin!!» m’exclamais-je en tentant de prendre ses chevilles tout en m’étendant sur le sol.

Mon meilleur ami, mon passé me manquait à cause de lui. On n’était plus autant libre sur les deux côtés et voilà qu’on devait partir faire notre devoir. Je devais aller me reposer pendant que lui allait se laver pour protéger la reine et le fils. L’imbécile de prince que je tentais de m’éloigner de lui pour l’empêcher que je perde mon sang froid. Ouf, avec lui au trône j’allais moins l’aimer et je demanderai à Gaelle ou à un de mes chevaliers qui détenait toute ma confiance de parler avec lui. Oui! Je me défilerai! Enfin, j’éclaterai de rire le voyant me parler. Je déposais ma tête sur ma main en rigolant avant de lui faire un sourire fendant.

« Oh! Sans doute aller te laver pour ne pas que la reine rit de toi et de ton odeur virile?»

Je le faisais signe d’au revoir avec un mouvement de main en le regardant. À la prochaine, lui disais-je dans ses pensées. Bon, il fallait que j’y aille aussi. Je devais me cacher pour qu’on ne m’harcèle pour quelconque problème ridicule. Oui, m’éviter de rencontrer des filles qui tombaient dans les pommes à tout bout de champs. De prendre un bon bain pour ne pas sentir la marmotte détrempée. Je soupirais, il fallait peut-être que je commence à me préoccuper à m’entrainer que d’avoir la flemme et de flâner avec mes amis de la nature. Ouais, c’était ce que j’allais faire. Je n’utiliserai pas ma magie et j’allais découper ce mannequin en bois d’une autre manière comme avec les poings. Il fallait du changement dans ma vie et j’en donnais justement! Aller, que la sueur coule à flot!
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